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Rédacteur correcteur

Je suis rédacteur correcteur. Un peu comme un écrivain public en moins administratif. Je gagne ma vie en corrigeant et révisant des articles ou des manuscrits. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Je vous aide à écrire votre roman ou vos mémoires. Quelque soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous.


Ecrivain, correcteur-rédacteur indépendant pour les entreprises et les particuliers.
Identifiant SIRET 501 498 489 00027

Pour me contacter :  bruno.michard@orange.fr


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Jeudi 17 janvier 2008

scribe-unmedu.gifL’herbe n’essaie pas de pousser, elle pousse !
Une étoile n’essaie pas de briller, elle brille !
Nessayez pas d’écrire. Écrivez !
Et vous verrez qu’en poussant, vous brillerez !

 
publié dans : Trucs et techniques
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Jeudi 17 janvier 2008

undefinedVous en avez par-dessus la tête de recevoir cette fameuse lettre type. Ce terrible document qui dit en substance : « Nous avons étudié votre manuscrit avec attention. Malgré toutes ses qualités, il ne correspond pas à notre politique éditoriale. » La colère et la déception vous étouffent. Encore une fois, les comités de lecture n’ont rien compris !

Persuadé que les lecteurs n’attendent que vous, vous vous tournez aussitôt vers l’édition à compte d’auteur. C’est un bien petit sacrifice que de payer pour être édité. Enfin vous allez accéder à la gloire que vous méritez. Vous vous bercez d’illusions !

L’édition à compte d’auteur est une vaste fumisterie ! Vous payez un margoulin dont le seul rôle sera de servir d’intermédiaire entre vous et l’imprimeur. La distribution et la publicité reste à votre charge ! Vous avez commencé à casquer, pourquoi ne pas continuer. De bonnes âmes vous diront même que Proust a commencé comme ça, en publiant à compte d’auteur. STOP ! Vous n’êtes pas Proust.

Certes, peut-être avez-vous du talent. Pourquoi pas ! Après tout, vous êtes peut-être le Flaubert ou le Rimbaud du 21e siècle ! Qu’est-ce que j’en sais. Votre conjoint en tout cas, votre beau-frère ou encore votre voisin de palier, eux, en sont intimement convaincus. Ainsi d’ailleurs que votre éditeur à compte d’auteur. Il vous l’affirmait encore lorsque vous lui signiez ce chèque exorbitant qu’il vous réclamait. À la bonne heure !

Ce ne sont pas eux qui vont se retrouver avec 2000 exemplaires de votre prose sur les bras. Probablement un encombrement de plus dans votre salon et des soucis avec votre moitié. Pourtant vous vous êtes donné du mal. Vous avez couru les libraires du quartier, les bibliothèques. Comme d’autres avant vous, vous avez même tenté de fourguer votre ouvrage directement au lecteur ; sur la place du marché ou dans le métro. En vain ! C’est tout juste si l’un ou l’autre, vous en a pris un exemplaire ou deux, avec sur le visage cette moue condescendante qui fait si mal. Cette année encore, monsieur, on purge les pigeons !

Mais, allez-vous me rétorquer, l’éditeur à compte d’auteur s’est occupé de la correction de mon manuscrit, des formalités de déclaration légale BNF et ISBN. Il m’a aussi conseillé pour la pagination, la couverture. Il a même fait livrer les exemplaires chez moi. Il est si sympathique !

Mazette ! Il se propose de vous traire, il ne manquerait plus qu’il morde. Comprenez bien que ce n’est pas votre œuvre qui l’intéresse, c’est votre argent. Même si vous écrivez comme une chèvre, il y a fort à parier que, la main sur le cœur, il vous trouvera du génie.

Allez ! Tout ce que vous aurez gagné dans cette sale affaire, c’est l’éphémère satisfaction de votre vanité d’auteur. Vous vouliez absolument être publié, c’est fait ! Vous voilà à la tête de 500 kilos de torche-cul.

 

 

publié dans : Billet d'humeur
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Mercredi 16 janvier 2008

 

Rossetti-monna.jpgChaque matin, il se réveillait avec difficulté. La vessie d’abord envoyait le signal d’alarme, une sombre brûlure dans le bas-ventre. Il se tournait sur l’autre côté, attendait que son esprit voulût bien se remettre en marche et s’extirper des torpeurs oniriques de la nuit. Il attrapait la bouteille d’eau qu’il tenait en permanence à côté de sa couche, se rinçait la bouche d’une gorgée rapide puis ouvrait les yeux. Le décor autour de lui n’avait pas changé. Il repoussait les draps d’une main lasse et se redressait enfin dans un craquement d’articulations douloureuses. Le pire était de poser le pied par terre. Parfois la douleur lui faisait momentanément perdre l’équilibre. Il traversait le salon comme un pantin, allumait la radio, la cafetière et soulageait enfin cette intransigeante vessie. Ensuite seulement, pour chasser les dernières brumes du sommeil, il s’aspergeait le visage d’eau fraîche.

Café ! Deux bols. Invariablement.

Il buvait le second en relançant ses machines. La fenêtre de vair s’ouvrait. C’est le cœur battant qu’il consultait son domaine, explorant chaque parcelle de territoire, examinant avec soin les gravures et les glyphes. Il guettait le moindre signe de la dame de l’Ouest.

Deux dépêches aujourd’hui !

Le vieil homme alors mourait et c’est un fringant paladin qui se remettait au travail.

Jusqu’au lendemain.

 

 

publié dans : Texte intégral communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 15 janvier 2008

undefinedL’hendiadyn est une construction qui remplace la subordination syntaxique d’un complément de nom par une coordination simple. Par exemple : Respirer l’air du lac et la fraîcheur ou Penché sur l’onde et sur l’immensité.


Aussi monsieur, lorsque votre moitié, lasse de vos mensonges, vous dit : Remballe ton boniment et tes valises, sans le savoir elle fait un hendiadyn.

publié dans : Trucs et techniques
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Mardi 15 janvier 2008

Cette fois-ci cependant, le cheval de bataille du prélat se voyait soudain caparaçonné d’importance. Pensez donc ! Une piste de danse, autant dire une maison de tolérance, devant la maison de Dieu ! Malheur à ceux par qui le scandale arrive ! La mandibule tourmentée et le postillon abondant, le prêtre proférait les pires anathèmes contre ces suppôts de Sodome qui proposaient ni plus ni moins que de polluer de leurs déjections dionysiaques le seuil de la divine demeure.

Mieux ! Dom Christobal menaçait de porter le scandale à l’évêché de l’Isle-Bouzon et même jusqu’aux pieds du souverain pontife s’il le fallait.

Pensant que le prélat se calmerait en voyant débarquer une délégation d’honnêtes pères de famille, Charles Lomagne, en sa qualité de maire, dépêcha ces messieurs du café de la poste.

Je t’en fiche !

Ces messieurs arguèrent pourtant que les bals sont propices aux rencontres amoureuses, que les rencontres amoureuses entraînent inévitablement des mariages assez rapidement suivis de baptêmes en cascade ce qui, somme toute, est bon pour le commerce liturgique de la paroisse. Pour administrer des sacrements et célébrer des offices, argumentèrent-ils encore entre ricanements et galéjades, il faut sans cesse de nouveaux paroissiens. Alors, admettez-le mon père ! On n’a pas trouvé mieux jusqu’à présent que de précipiter les filles dans les bras des garçons pour en susciter. CQFD !

Sur ce, Dom Christobal traita cette aimable assemblée de singes relaps, de Cimbres apostats et de pithécanthropes victimaires.

L’un de ces messieurs, l’instituteur pour ne pas le citer, rétorqua que le curé n’était qu’un fondamentaliste intégral et qu’il pourrait, à l’avenir, se fourrait le denier du culte, jugé voluptuaire, dans les voies du Seigneur réputées impénétrables.

L’on en vint presque aux mains et Dom Christobal, croulant sous le nombre, se réfugia dans son presbytère en jurant sur son ordination qu’il obtiendrait réparation d’un tel blasphème. ( à suivre )

publié dans : Roman (extrait)
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