Jeudi 17 janvier 2008
L’herbe n’essaie pas de pousser, elle pousse !
Vous en avez par-dessus la tête de recevoir cette fameuse lettre
type. Ce terrible document qui dit en substance : « Nous avons étudié votre manuscrit avec attention. Malgré toutes ses qualités, il ne correspond pas à notre politique
éditoriale. » La colère et la déception vous étouffent. Encore une fois, les comités de lecture n’ont rien compris !
Chaque matin, il se réveillait avec difficulté. La vessie
d’abord envoyait le signal d’alarme, une sombre brûlure dans le bas-ventre. Il se tournait sur l’autre côté, attendait que son esprit voulût bien se remettre en marche et s’extirper des
torpeurs oniriques de la nuit. Il attrapait la bouteille d’eau qu’il tenait en permanence à côté de sa couche, se rinçait la bouche d’une gorgée rapide puis ouvrait les yeux. Le décor autour de
lui n’avait pas changé. Il repoussait les draps d’une main lasse et se redressait enfin dans un craquement d’articulations douloureuses. Le pire était de poser le pied par terre. Parfois la
douleur lui faisait momentanément perdre l’équilibre. Il traversait le salon comme un pantin, allumait la radio, la cafetière et soulageait enfin cette intransigeante vessie. Ensuite seulement,
pour chasser les dernières brumes du sommeil, il s’aspergeait le visage d’eau fraîche.
L’hendiadyn est une construction
qui remplace la subordination syntaxique d’un complément de nom par une coordination simple. Par exemple : Respirer l’air du lac et la fraîcheur ou Penché sur l’onde et sur l’immensité.