Mercredi 23 avril 2008
La dame de Shalott fut amoureuse de
Lancelot au point d’en mourir. Celui-ci, aveuglé par son amour impossible pour Genièvre, l’épouse d’Arthur, n’y prêta aucune attention. Elle mourut de chagrin en livrant son corps à la Tamise.
Loreena McKennitt en a fait une chanson d’après le poème de lord Tennyson.
Loreena McKennitt The Lady of Shalott
envoyé par paradixman
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Mes racines
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Diaspora Zorange
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L’ambiance n’est pas au beau fixe, dans le bar.
Le temps se gâte à la vitesse d’une tranche de foie de veau sur la plage arrière d’une voiture garée en plein soleil du Midi. J’ai comme de l’huile qui me coule entre les fesses. Si, avec les
hurleurs, j’avais l’impression d’être la Joconde, sous le regard lourd de conséquences des consommateurs qui se rapproche lentement, il me semble avoir autant de chance de m’en sortir que la
précédente tranche de foie de veau dans un banc de piranhas.
Je devais avoir dix ans, à quelques mois près. J’étais chez ma grand-mère Catherine,
ma mémé polonaise. Le temps sans doute devait être inclément car je me souviens m’être ennuyé ferme cet après-midi-là. Déjà pourvu d’une inextinguible curiosité, j’entrepris de fouiller et
farfouiller cette maison qui sentait l’encaustique et l’eau de cologne. Dans la chambre du fond, il y avait un placard encombré de tout un attirail hétéroclite. J’en extirpai tout un
bric-à-brac de bric et de broc, de linge, de revues et de journaux ; sans doute le chasseur français ou apparenté, des exemplaires périmés de l’almanach Vermot dont j’étais friand. En
dessous, tout en dessous dans les tréfonds du placard, je découvris un carton. Un de ces cartons tout bêtes, ondulés et jaunâtres. Il renfermait plusieurs livres. La plupart ne m’inspirèrent
rien de plus qu’une indifférence blasée. Deux autres attirèrent mon attention. Il s’agissait de deux romans de la Bibliothèque Rouge et Or. Le Lion et la Sorcière Blanche et Le
Prince Caspian, d’un certain C.S. Lewis. Je n’ai su que bien plus tard la signification de ces mystérieuses initiales : Clive Staple. J’ai lu et relu c’est ouvrages. Ces deux titres
figurent parmi les textes fondateurs de ma vie. Parvenu à l’âge adulte, je dévorai l’œuvre complète de