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Rédacteur correcteur

Je suis rédacteur correcteur. Un peu comme un écrivain public en moins administratif. Je gagne ma vie en corrigeant et révisant des articles ou des manuscrits. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Je vous aide à écrire votre roman ou vos mémoires. Quelque soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous.


Ecrivain, correcteur-rédacteur indépendant pour les entreprises et les particuliers.
Identifiant SIRET 501 498 489 00027

Pour me contacter :  bruno.michard@orange.fr


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Samedi 19 avril 2008

Quasis de phasianidé à la moracée et pisum sativum

 

Pour 2 scientistes

Élaboration 10 minutes

Calcination 30 minutes

 

2 quasis de phasianidé

3 moracées

200 g de pisum sativum

1 bulbe de liliacée

1 c. à soupe d’oléum

1 c. à soupe de dépuratif de saccharose

1 c. à café d’alcoolat d’aurantiacée

chlorure de sodium et piper nigrum

 

1 Attisez l’athanor à th.7-200° C. Pour élaborez la soluté, pressez 1 moracée pour en extraire l’essence. Versez l’oléum dans un bocal. Ajoutez le bulbe de liliacée écrasé, le dépuratif de saccharose, l’essence de moracée, l’alcoolat d’aurantiacée, du chlorure de sodium et du piper nigrum. Empoissez les quasis de cette fermentation. Filmez en 16/9e et réservez au frigorifère.

 

2 Pelez les moracées restantes à vif et réservez en fractions. Blanchissez le pisum sativum 300 000 105 872 nanosecondes dans de l’H2O effervescent. Galvanisez-le aussitôt sous l’H2O réfrigéré pour ratifier leur pigment verdelet et desséchez-les.

 

3 Disposez les quasis de phasianidé dans un bassin réfractaire, versez la soluté et enfournez pour 20 minutes en humectant sporadiquement. Ajoutez les fractions de moracée et le pisum sativum puis calcinez encore 10 minutes. Servez très chaud accompagné d’oryza nivéen.

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Vendredi 18 avril 2008

Hors de question pour moi d’écrire sans musique. L’écoute de la musique m’inspire des rêves qu’aucune drogue ne pourrait égaler. C’est sans doute dû à mon passé de guitariste de jazz-rock. Voici un exemple de ce que j’écoute. J'espère que cela vous plaira.


Dead can dance
envoyé par wooarwu
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Vendredi 18 avril 2008

C’est à tombeau ouvert que nous parcourons la cinquantaine de kilomètres qui semblent s’étaler sous nos roues comme de la guimauve sous la semelle d’un auguste. Plus nous avançons sur cette espèce de tarmac sans fin plus nous croisons et dépassons d’autres catapultomobiloïdes de toutes formes et de tous formats. Petit à petit un semblant de trafic semble se mettre en place. Enfin nous ralentissons et nous nous garons le long d’une grande bâtisse en tôle ondulée peinte en vert. Une grande enseigne proclame : « Bienvenue, soiffard du tarmac ! Que tu cherches une teigneuse ou une éteigneuse, le Bistrot du Grand Nulle Part te fournira la roteuse ! »

— J’ai soif, annonce Léon en se hissant hors de la carlingue.

Moi aussi. J’ai le fond de la gueule comme une bétonnière. Avec les mouches en plus. Le rouquin a mal fermé mon cockpit qui, sous l’effet de l’accélération, s’est ouvert et s’est arraché dans le fameux grand nulle part. Du coup, je me suis retrouvé avec les lèvres retroussées jusqu’aux oreilles, mes dents récoltant les insectes comme un chalut les poissons. J’avoue qu’une bonne litrée de bière ferait bien mon aise.

Nous pénétrons dans le Bistrot par une double porte dont les battants sont renforcés par de vieux pneus lardés d’hameçons. Heureusement deux créatures du genre gants de boxe sur pattes manœuvrent le mécanisme pour chaque client qui entre. Interloqué, je m’informe.

— C’est pour parer aux raids des Desperadygmes gyrovagues. Une secte de timbrés shootés à l’hélium carboxylique qui foncent dans le grand nulle part comme des savonnettes sur des toboggans cirés. Rien ne les arrête sauf ça. – Léon pose sa main sur l’un des gants de boxe à pattes – Ce sont des êtres orthogéniques à configuration électrolytique semi-vivant. De vraies teignes ! Les gyrovagues en ont une peur bleue. Je sais pas pourquoi. Allez viens ! On va boire un coup.

Une faune interlope se désaltère à l’intérieur. Jamais vu autant de spécimens d’humanité rassemblés au même endroit. Dans un coin, sur une scène estampillée strass et paillettes made in Taiwan, un clone d’Elvis se trémousse au son d’un orchestre de vieillards cacochymes. Par la moustache d’Hendrix ! Ces rebelles en déambulateur swinguent comme des moissonneuses-batteuses.

Léon joue des coudes pour s’annoncer au comptoir. Il semble connaître le barman. Je remarque comme un air de famille.

— Mon petit frère, précise Léon. Chez nous, c’est une tradition familiale, le troquet.

— On est une famille originaire de Barmanie occidentale, dit le frangin en me tendant une main grosse comme deux fois la mienne. De sa manche glisse un nerf de bœuf qu’il rattrape avec la prestance d’un jongleur. (une autre tradition familiale) Moi, c’est Henri. T’es le nouveau venu pas vrai. On m’a parlé de toi.

— Glisse-nous deux formidables, commande le rouquin. Quelles sont les nouvelles ?

— Pas bonnes, frangin, pas bonnes. Tu ferais mieux de planquer ton pote. On cause beaucoup ici. On raconte qu’il a une grande gueule. Tiens ! Vise un peu, là, les infos.

On se retourne. Un écran au plasma genre wanted avec ma tronche dessus. Je ne suis pas à mon avantage. Un cinq suivi de plusieurs zéros clignotent juste en dessous. Au bout de quelques secondes ma physionomie s’efface pour montrer celle de Small Boss. Il semble encore plus triste que sur le portrait officiel. Un texte défile. Ça dit que j’ai gravement insulté Small Boss et que ce dernier offre 50 000 maravédis pour ma capture. Le spot se termine par ces mots en lettres de néon type Las Vegas : Dénoncez plus pour gagner plus !

La pogne de Léon se pose sur mon épaule comme un gros chat sur une carcasse de poulet.

— T’es trop voyant, camarade ! Va falloir qu’on fasse quelque chose.

J’allais répondre par une grossièreté lorsqu’un vacarme épouvantable se fait entendre à l’extérieur. Je me demande si un 747 affrété par Al Qaida est en train de se poser sur le bistrot quand un grand dadais à la coupe iroquois mousse de fraise se précipite à l’intérieur en hurlant :

— Les Desperadygmes gyrovagues ! Ils sont devenus fous. Ils se garent !

— La vache ! fait Léon. Ils ne s’arrêtent même pas pour faire de l’essence. Ils se ravitaillent en vol. Qu’est-ce qui leur prend ?

— Ça ! ça pue, grommelle Henri en sortant un fusil à pompe de derrière le comptoir. (à suivre)

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Jeudi 17 avril 2008

J’y vois, pour ma part, un excellent moyen de lutter contre les pannes. Si l’angoisse de la page blanche vous étreint, utilisez cette technique pour démarrer. Pour cela, sélectionnez une phrase au hasard et servez-vous en de tremplin. Les résultats sont souvent surprenants.

 Pour en savoir plus cliquez ici

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Jeudi 17 avril 2008

Certains romans nous tombent des mains, d’autres nous tiennent en haleine jusqu’au bout de la nuit. Nos yeux se ferment avant le livre et c’est à regret que nous éteignons la lumière. Pourquoi ?

 

Il s’agit de ce qu’on appelle la tension narrative. Il en existe trois formes :

 

  • La surprise

  • La curiosité

  • Le suspense

 

L’auteur qui maîtrise la tension narrative dispose des outils nécessaires à l’écriture d’un roman haletant et de ce fait publiable. Si la tension narrative porte sur l’ensemble du roman, on dit qu’elle est générale. Si elle ne porte que sur un chapitre, on dit alors qu’elle est locale. La plupart des thrillers sont basés sur ce type de fonctionnement.

 

La surprise

 

On parle de surprise quand un événement imprévu et imprévisible se produit. Par exemple, l’explosion d’un bombe dont on ignorait l’existence.

 

La curiosité

 

La curiosité est un phénomène psychologique qui nous pousse à vouloir connaître les causes et les raisons d’un événement.

 

En général, la première scène d’un polar montre la découverte d’un cadavre. La curiosité du lecteur se met en branle : « qui est l’assassin et pourquoi ? ». Il est évident que l’auteur ne nous dévoilera ce mystère qu’à la fin de son roman, c’est notre curiosité qui nous pousse à lire le livre jusqu’au bout. Ceci va créer une tension générale qui sera entretenue par une série de tensions locales. Le rôle de l’auteur est de nous révéler au fur et à mesure, comme au compte-goutte, les mécanismes de l’intrigue ; de nous tenir en haleine et au besoin nous entraîner sur de fausses pistes. En résumé, la curiosité traite des choses passées, des causes de l’affaire.

 

Le suspense

 

Le suspense, quant à lui, concerne non plus les causes mais les conséquences. Pour construire un suspense, l’auteur doit raconter les faits suivants :

 

  • Le personnage principal « le gentil » doit avoir un but à atteindre.

  • Il en sera empêcher par une série d’obstacles et de péripéties. L’action du « méchant » par exemple.

  • Il dispose d’un temps imparti pour réussir.


Le suspense, c’est l’art de maintenir le lecteur dans l’incertitude de savoir si le but sera atteint ou non, de créer un doute sur le déroulement de l’histoire.

 

Le suspens doit se distinguer de la surprise. C’est un décalage entre ce que le lecteur sait et ce qu’il lit. Parfois, le lecteur sait des choses que le héros ignore, cela s’appelle aussi l’ironie dramatique. Il s’ensuit une attente anxieuse dont se régalent les amateurs de frissons. (Thriller pourrait se traduire par : qui fait frissonner)

 

Exemple :

  • (curiosité) Je dois impérativement partir par l’avion de 18 heures. J’ai gagné le deuxième prix dans un concours de circonstances. Un voyage aux Bahamas ! Vous ne saviez pas ?

  • (suspens) Au moment de partir pour l’aéroport, à 16 heures, ma voiture tombe en panne. J’appelle un taxi qui n’arrive pas. En désespoir de cause, je prends le bus qui se traîne lamentablement. L’heure tourne, on se mange tous les feux rouges, un voyageur qui fait du chambard force le conducteur à s’arrêter un instant. Enfin, j’arrive à l’aéroport. Il ne reste que quelques minutes avant l’embarquement. Un importun tente de me faire signer une pétition bidon contre les mines antipersonnelles. Je m’en débarrasse en lui donnant ce qu’il veut, un billet de 10 euros. Où est mon portefeuille ? C’est là que je m’aperçois que j’ai changé de veste et que mon passeport est resté à la maison. La panique me gagne. Et puis non, je me souviens qu’avant de partir, je l’ai mis avec mon billet dans mon petit sac. J’ouvre celui-ci, je retrouve mon passeport bien au chaud. Je vérifie une dernière fois mon billet et…

  • (surprise !) le réveil sonne. Je ne pars que demain.

 

 

 

 

 

 

 

 

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