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Rédacteur correcteur

Je suis rédacteur correcteur. Un peu comme un écrivain public en moins administratif. Je gagne ma vie en corrigeant et révisant des articles ou des manuscrits. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Je vous aide à écrire votre roman ou vos mémoires. Quelque soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous.


Ecrivain, correcteur-rédacteur indépendant pour les entreprises et les particuliers.
Identifiant SIRET 501 498 489 00027

Pour me contacter :  bruno.michard@orange.fr


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Mercredi 16 avril 2008

Soupe à la grimace

 

Pour 4 personnes

Préparation 6 heures

Cuisson selon l’humeur de madame

 

1 épouse de type courant

2 copains

12 litres de bière

36 verres de pastis

4 bouteilles de beaujolais

12 verres de saké

1 assortiment d’amuse-gueule

1 paquet de Marlboro

 

1 Prenez 2 copains bien lourds. Nénesse et Riton feront parfaitement l’affaire. Aux alentours de 19 heures, installez-vous avec vos 2 copains au comptoir du Rendez-vous des sportifs de votre quartier.

 

2 Commencez par fumer la viande avec un paquet de Marlboro. Préparez ensuite une marinade à la bière. Laissez imbiber 2 heures.

 

3 Lorsque le temps s’est écoulé, passez au Chinois, ajoutez la garniture de cacahuètes salées, noix de cajou et chips de crevettes. Arrosez copieusement de pastis et laissez mijoter encore 3 bonnes heures en mouillant régulièrement au beaujolais.

 

4 En fin de cuisson, faites flamber au saké et servez aux environs de 4 heures du matin, si possible en vrac dans l’escalier. Voilà. Votre soupe à la grimace est prête. Régalez-vous.

 

Astuce cuisine

Pour corser votre soupe, arrangez-vous pour sentir le parfum d’une autre femme. Résultat garanti.

 

Cette recette est une spécialité de l’hôtel Duc Utourné à Jailles, le pays des oies bleues.

 

 

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Mardi 15 avril 2008

Oblation de colombe aux hosties et sa sauce bénédictine

 

Pour 12 apôtres

Ascension 15 minutes

Béatification 20 minutes

 

4 colombes immaculées

4 étoles d’agneau pascal

1 tranche de foi

15 cl de chrême

30 g de pont-l’évêque

100 g d’hosties crues décortiquées non salées

4 pains azymes

4 c. à soupe de Bénédictine

4 c. à soupe de vin de messe

2 c. à soupe d’huile vierge

Missel et poivre

 

1 Circoncisez les colombes immaculées en trinité afin d’obtenir 12 rations. Mixez la tranche de foi.

 

2 Concassez les hosties et mettez-les dans un ciboire. Ajoutez la tranche de foi mixée, le chrême et les pains azymes hachés grossièrement (mais sans aller jusqu’au blasphème). Oignez d’huile vierge et assaisonnez. Déposez un peu de cette eucharistie sur chaque ration. Consacrez-les individuellement avec les étoles d’agneau.

 

3 Donnez l’absolution à 20 g de pont-l’évêque dans un graal à feu vif. Déposez-y les portions de colombe. Laissez-les confire en dévotion 15 minutes à feu doux en les baptisant selon le comput canonique puis retirez-les et mettez-les à l’index dans un tabernacle chaud.

 

4 Exaltez le graal avec le vin de messe. Communiez avec le pont-l’évêque restant en veillant à ne pas faire de bulles puis confirmez à la Bénédictine. Servez les oblations nappées de sauce dans des calices chauds agrémentées d’un trait d’Esprit saint. 

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Lundi 14 avril 2008

J'avais choisi cette chanson pour le baptême de ma fille en  1977. Elle tourne toujours en concert. Puis-je vous présenter l'un de mes musiciens préférés, Peter Gabriel ! (Le grand béguin de ma soeur).

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Lundi 14 avril 2008

Vous, je ne sais pas ce que vous regardez en premier chez quelqu’un, mais moi, ce sont les yeux. Enfin, si c’est un mec. Si c’est une femme,c’est… comment dire… légèrement différent. Rassurez-vous, je ne suis pas de ces fieffés hypocrites qui assurent s’intéresser d’abord au regard des femmes alors que leur attention dégouline vers leurs seins. Maupassant ne s’y était pas trompé en écrivant : « La poitrine, cette ronde et ferme enveloppe du cœur des femmes qui suffit aux hommes et les empêche de rien chercher dessous. »

Moi, je suis d’un autre acabit, guère plus rassurant ma pauvre dame. Ce que je regarde en premier chez une femme, ce sont ses jambes. Si celle-ci ressemble à deux pylônes homologué par EDF, là s’arrêteront mes éventuelles tentatives de séduction. Inutile de vous préciser que Gisèle a des jambes de reine.

Tout ça pour en arriver au moment où le pilote de cet engin tout droit sorti des manufactures infernales s’extirpe de son cockpit comme un bernard-l’ermite d’une coquille trop étroite.

Ce qui me saute aux yeux avec la même cinglance qu’un coup de trique dans la gueule d’un skin-head (J’ai des opinions très arrêtées sur la manière de soigner ces zozos-là), ce sont les reflets du soleil levant sur cette espèce de matière chitineuse en peau de scarabée dont sont faits ses sabots. Le reste vient après. L’œil qui pétille quand l’autre somnole. La matière vivante de son œil bleu-vert versus la matière minérale de son œil de verre. En voyant ma stupeur, l’éléphant de mer se marre comme une baleine derrière ses moustaches de phoque.

Léon !

La tignasse incendiaire du barman frissonne dans la brise matinale. Il a troqué ses pantalons de golf et son gilet celtique contre une combinaison d’aviateur en peau de requin. La modernité de sa coupe tranche avec l’obsolescence des sabots. Il baisse l’œil vers ses ceux-ci et hausse les épaules.

— Je suis tellement mieux là-dedans que dans les cuissardes réglementaires. Et puis, j’ai l’air d’une vieille drag-queen étouffée par la levure de bière dans leurs satanées trucs.

— Et la combinaison ?

Vous imaginez bien que je me moque comme d’une guigne de ce que ce râblé ventripotent soit à l’aise ou pas. Damned ! J’essaie juste de gagner du temps. Pour ceux qui n’ont pas lu le début ou les autres qui raccrochent les wagons, je rappelle quand même que ce quintal de muscles et de cholestérol m’a assommé juste avant de me précipiter dans cette lamentable aventure.

— Bah ! À la vitesse où roule ce catapultomobiloïde, il vaut mieux protéger son lard. Imagine les dégâts que pourraient faire le défragmentation de la turbine à dynamotectonique sur ta jolie petite gueule ?

Je reste sans voix. Il en profite pour enchaîner :

— J’ai mis du temps à retrouver ta trace. Lorsqu’on s’est vraiment rendu compte de notre bévue, il était trop tard. Ça sentait vraiment mauvais. C’est un coup de bigophone de l’Ostrogoth qui nous a confirmé le parfum. Il s’inquiétait de savoir pourquoi le vrai recyclable, ton pote Robert Jansen, était mort de vieillesse en 2032 alors qu’il aurait dû être détemporellisé le jour où t’es venu te saouler la gueule dans mon établissement. Il gueulait l’Ostrogoth, fallait voir. Comme un putois orphelin. J’en ai encore les oreilles en symbioses avec des alarmes de sous-marin. Du coup, Erwan s’est retrouvé aux fers, et moi, à tes trousses comme un blaireau après une fausse barbe. Je me suis farci les élucubrations du G.I.S.E.L.E. Jamais vu trois cons pareils. Je me suis cogné les hurleurs pendant trois plombes. Négocier avec eux c’est pire que d’entamer un duo d’opérette avec Joe Cooker. J’ai failli y laisser mon beau timbre altier. Enfin, ça c’est rien à côté des arguties du guichetier et des stridulances hystériques de la secrétaire chargée des reconversions atypiques. J’ai été obligé de la culbuter sur un coin de table pour enfin comprendre que les hurleurs s’étaient foutu de ma gueule et qu’ils t’avaient balancé dans le grand extérieur.

Là-dessus, il se met à farfouiller dans un coffre. Il en sort l’équivalent du catalogue des manufactures des armes et cycles de Saint-Étienne. Je vous épargnerai la lancinante énumération de tout ce fatras, Prévert l’a déjà inventé. Enfin, il brandit une autre combinaison en peau de requin et une paire de cuissardes mordorées.

— Enfile ça !

— Vous êtes sûr ?

— Absolument certain, bonhomme. Mais si t’as un problème, j’ai apporté le nerf de bœuf.

— Non, il n’y a pas de problème.

J’enfile le déguisement. Trois tailles de trop, au bas mot. J’ai l’air d’une drag-queen anorexique dans la combinaison d’homme de grenouille de Demis Roussos. À peine ai-je obtempéré que le mafflu me soulève et m’introduit à l’arrière du véhicule, légèrement plus élevé que le poste de pilotage. Il me sangle dans un harnais de sécurité, verrouille le capot, et m’assure que comme ça le vent ne risque pas de m’emporter. Je reprends mon souffle et m’informe.

— Où on va ?

— Au bistrot ! proclame Léon en démarrant sur les chapeaux de roues.

(à suivre)

publié dans : feuilleton communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 13 avril 2008

Pour me faire pardonner mon humour scabreux !

publié dans : L'armoire aux trésors communauté : Diaspora Zorange
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