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Rédacteur correcteur

Je suis rédacteur correcteur. Un peu comme un écrivain public en moins administratif. Je gagne ma vie en corrigeant et révisant des articles ou des manuscrits. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Je vous aide à écrire votre roman ou vos mémoires. Quelque soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous.


Ecrivain, correcteur-rédacteur indépendant pour les entreprises et les particuliers.
Identifiant SIRET 501 498 489 00027

Pour me contacter :  bruno.michard@orange.fr


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Dimanche 13 avril 2008

Nage de mornifle aux zinzins et sirop d’andouille

 

Pour 4 gougnafiers

Préparation 20 minutes

Cuisson 1 h 10

 

4 kopecks
4 picaillons
4 thunes
4 frusquins
4 blancs de flouze
2 rotins
1 botte d’oseille

1 durillon de Ruskov
2 clavicordes à noeuds
1 trompette de vicaire
1 buccin nectaire
1 banjo barjot
20 cl de mitraille
50 graines de bois de lit

1 litre de sirop d’andouille

 

1 Blanchissez toute la mornifle sauf le durillon. Étouffez-la 10 minutes à la vapeur de braise. Veillez à ce qu’elle reste légèrement craquante. Réservez dans une cagnotte bien chaude.

 

2 Rincez et désaccordez les zinzins en récupérant les notes tombées par terre. Mixez puis mettez-les au frais. Ils doivent grelotter pendant quelques instants pour garder tout leur groove. Épluchez et émincez le durillon de Ruskov. Si ce dernier récalcitre n’hésitez pas à l’assommer.

 

3 Dans une cuve à fioul pas trop rouillée, faites swinguer à la baguette les notes récupérées par terre, mettez le durillon et les graines de bois de lit. Laissez cuire 53 minutes. Passez au chinois (de préférence communiste). Incorporez la mitraille au jus obtenu, remettez sur le feu et laissez frémir 55 minutes de plus en lisant à haute et intelligible voix un roman de Stephen King. Ajoutez la mornifle, la fricassée de zinzins et de sirop d’andouille. Prolongez la cuisson encore 30 secondes. Servez chaud dans des ballons de foot soigneusement évidés.

 

Astuce cuisine

Le sirop d’andouille est une sorte de laitance très urticante. Vous le trouverez chez certains clubs de supporters déjà préparé en tube.

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Samedi 12 avril 2008

J'ai une amie qui est légère, légère. C'est simple, elle ne se nourrit que de produits light, n'écoute que de la musique légère et ne lit que la sélection du Reader's Digest. C'est un peu pour ça que nous l'avons surnommée la Plume.

 

Or hier, cette charmante petite, dont l’amitié croyez-moi n'est un pas fardeau, s’est retrouvée mêlé à une embrouille, mais alors fallait voir.

 

Un balourd au crâne épais s'était mis en tête de lui chercher des noises. Et voilà l'épais personnage jouant de la gueule et des muscles dans un vacarme assourdissant. Mon amie la Plume ne perdit pas son sang-froid. Une feinte et puis une autre, aussitôt la voilà perchée sur les épaules du malotru. Je ne sais ce qu'elle lui chuchota à l'oreille mais la brute épaisse se calma immédiatement.

 

Comme vous le voyez, encore une fois, la Plume fut plus forte que l'Épais.

 

 

publié dans : Graphomanie borderline communauté : Diaspora Zorange
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Samedi 12 avril 2008

Pour les littérateurs de tout poil qui, comme moi aiment s’amuser de quelques mots rares et précieux, voici un dictionnaire en ligne qui vous apportera plus de joie et de réconfort que les confabulations stériles et méchantes de certains des animateurs les plus populaires de notre lamentable télévision. Vous voulez des noms ? Allumez votre poste à décérébrer aux heures de grande écoute et, entre la gauche caviar et la droite cassoulet, vous trouverez largement votre malheur. Cela m'évitera de dire du mal des gens.

En attentant et pour le bonheur d’écrire, allez-y donc voir par chez ceux-là ! Il suffit de cliquer sur le vert.

Petit dictionnaire des mots rares et anciens de la langue française

L'illustration est tirée du monde imaginaire de Bernard, cliquez sur l'image pour lui rendre visite

 

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Vendredi 11 avril 2008

Eh !
Vous qui passez sans me lire !
Oui, vous.
Pourquoi cette mine sinistre ?
Pourquoi cette trogne d’encombré de l’intestin ?
Diable vous n’êtes pas un monstre et tirer ce genre de frimousse à glacer le sang ne ressuscitera  pas votre défunt pouvoir d’achat.

 

Allez ! Rassurez-vous. J’ai, dans ma manche, un remède souverain contre le mal qui vous ronge et vous éponge.

 

Songez ! Vous pouvez vous en sortir. Il ne suffit que d’un seul clic sur le site de José. Vous y trouverez illico matière à vous fendre la pêche, à vous faire rigoler prestement les deux coins du museau, à vous désengoncer la pastille.
Allez-y de ma part, c’est pour votre bien.

Rire or not rire

Cliquez je vous dis !

publié dans : Billet d'humeur communauté : Diaspora Zorange
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Vendredi 11 avril 2008

Je me retourne illico braquant mes yeux tous azimuts ! Je cligne, je scrute, je vais même jusqu’à lorgner et j’aperçois comme un frétillement dans le lointain. Ça vibrionne sur l’asphalte comme les jours de grande chaleur, mais j’arrive néanmoins à distinguer une sorte d’attelage qui esquisse une large courbe en fonçant dans ma direction. Je perçois bientôt un bruit de quadrimoteur. J’ai l’oreille musicale aussi bien que celle de monsieur le maire, je ne vous l’ait pas dit ? La sirène se tait. Les détails se précisent.

Imaginez ! Un assemblage de plaques vissées et verrouillées sur des lamelles entrelardées de pignons et de roulements à billes dégoulinant d’huile embarqué sur un attelage de roues excentrées et de chenillettes asymétriques. Je vous laisse un instant pour bien visualiser les prémices de l’engin.

Ça y est ?

Bon ! Maintenant, conjecturez (selon les limites de votre imagination) une conjonction de filins, de tire-fonds, d’amarres, de câbles, d’aussières et de guideropes formant une enchevêtrure s’arrimant sur une marqueterie d’écailles encougnassées dans un fatras de manettes, de leviers de commandes, de pédales à frusquin automatique et de braquets et contre-braquets.

Hein ! Ça époustoufle !

Mais attendez ! Cette structure inconsidérée, non contente d’être impunément tractée par quatre tondeuses à gazon accouplées deux par deux selon le théorème de Juste kicifauque Sapas, le célèbre mathématicien camerounais, se trouve affublée d’une authentique sirène à queue de poisson étroitement ligotée sur le cockpit du véhicule qui menace de se remettre à beugler aussi fort que ma mère lorsqu’elle compulsait mon bulletin trimestriel.

Le dit véhicule stoppe brutalement sa course à quelques mètres de votre serviteur dans un grincement de ferraille à déraciner les entrailles d’un dragon. Je grince des dents faut voir. Ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à une arrivée de cet acabit. Surtout que – Dieu me siphonne – je viens de reconnaître le pilote du bolide.

Celui-ci saute de son poste de pilotage et me toise d’un air teigneux.

— Je savais bien que je finirai par te retomber sur la couenne, dit-il juste avant de se moucher dans ses doigts. (à suivre)

publié dans : feuilleton communauté : L'écriture dans tous ses états
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