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Rédacteur correcteur

Je suis rédacteur correcteur. Un peu comme un écrivain public en moins administratif. Je gagne ma vie en corrigeant et révisant des articles ou des manuscrits. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Je vous aide à écrire votre roman ou vos mémoires. Quelque soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous.


Ecrivain, correcteur-rédacteur indépendant pour les entreprises et les particuliers.
Identifiant SIRET 501 498 489 00027

Pour me contacter :  bruno.michard@orange.fr


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Jeudi 10 avril 2008

Extrait d’un article paru dans le n° 9 des Chroniques du Graal décembre 1998 :

« Des animaux transgéniques sont-ils responsables des crops    circles ? »

Pour illustrer notre propos, prenons pour exemple l’étrange aventure survenue au docteur Philippe F.

« Il était environ 17 heures 30. Je revenais d’une visite chez l’un de mes patients, lorsque ma voiture est tombée inexplicablement en panne. Je me trouvais à mi-chemin entre Vaïssac et Montclar. Pour comble de tout, mon mobile ne captait pas le réseau et je me trouvais à vingt minutes à pied du village.

Contre mauvaise fortune bon cœur, je me suis mis en quête d’une habitation d’où je pourrais appeler une dépanneuse.

Comme je longeais un champ de maïs, un bizarre remue-ménage a attiré mon attention. Un peu comme une cavalcade s’éparpillant dans tous les sens. Au même moment, j’ai ressenti une démangeaison au niveau du cou et des oreilles et j’ai éternué. Je ne suis pas sujet au rhume des foins et la chaleur était étouffante, mais je n’eus pas le temps de porter une attention particulière à cet incident. Quelque chose venait de jaillir du champ pour venir s’écraser à mes pieds avec un bruit de froissement. Une sorte de boule de gelée blanchâtre. Je notai une forte odeur de feuilles mortes et peut-être de muguet. Je crus tout d’abord à une plaisanterie de gamins du genre boule puante, vous voyez. Mais je n’eus guère le loisir de réfléchir à ça. Une violente crise d’éternuements m’a plié en deux. La cavalcade s’est éloignée pendant que je tentais de reprendre mon souffle.

J’étais furieux après ces mômes mais quelque chose m’intriguait. J’étais probablement la victime d’une farce de mauvais goût, cependant je n’entendais aucun de ces ricanements stupides propre aux garnements qui s’amusent aux dépens d’autrui. Je percevais seulement une sorte de stridulation comparable au chant des cigales.

Malgré les démangeaisons que cette bombe aux poils à gratter m’avait occasionné, j’ai accéléré le pas. Je regrettais de pas m’être muni de ma trousse dans laquelle j’emporte toujours une petite provision d’antihistaminiques.

Je croyais avoir laissé derrière moi ces voyous, lorsque un mouvement rapide agita la lisière du champ de maïs. À la fois agacé et inquiet, je me suis m’arrêté. J’étais sur mes gardes, vous pensez bien. L’affaire n’avait que trop duré.

Soudain, une silhouette a surgi devant moi et s’est immobilisée sur la route. Ébloui par le soleil, j’ai cru d’abord à une sorte de singe affublé d’une carapace, puis je discernai une créature insectoïde. De la taille d’un enfant de dix ans, vous voyez. Ça se déplaçait par rotations successives ou plutôt comme ces buissons roulants dans les westerns, vous voyez. Le plus étrange, c’est que cette chose paraissait totalement instable, comme un nuage de papillons, une sorte d’essaim quoi.

À cet instant-là, mes éternuements sont repartis de plus belle. J’ai cru voir la créature braquer sur moi une sorte de branche dont l’extrémité éclata. Un nuage de spores a virevolté autour de moi. Pris de panique, j’ai tenté de m’enfuir tout en retenant ma respiration. Un dernier éternuement m’a contraint à aspirer une grande goulée d’air et de spores. Contre toute évidence, la crise allergique a cessé immédiatement.

Je me suis retrouvé tout seul sur la route. Tout était calme. J’ai entendu une voiture qui s’approchait. Mon mobile s’est mis à sonner. »

 

Le lendemain de cet étrange incident, monsieur Jean-Louis P., exploitant céréalier fut avisé par un pilote d’U.L.M. qu’un dessin géométrique d’une trentaine de mètres de diamètre avait été tracé dans son champ. D’après les photos prisent par le pilote, le motif avait la forme d’un pentagramme.

De fortes suspicions planent sur les membres d’une communauté religieuse, l’Avènement du Millenium Revisitée, installée depuis peu dans une ferme des environs. Les membres de cette secte se refusent à tout commentaires. En signe d’apaisement, monsieur Jean-Louis P. n’a pas souhaité porter plainte. (Note de la rédaction).

publié dans : Roman (extrait) communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 9 avril 2008

Comme la plupart des visiteurs de ce blog l’ont compris, je gagne ma vie en corrigeant les écrits des autres. Comme l’écrivain américain H. P. Lovecraft, bien que je sois beaucoup moins connu ; enfin pour l’instant.

 

Depuis quelques temps, une grosse partie de mon chiffre d’affaire provient des recettes de cuisine que je révise pour des magazines. Je ne vous direz pas lesquels, ils ne me payent pas pour leur faire de la publicité.

 

Mes amis ! Si vous pouviez voir dans quel état me parviennent certains textes. Tiens ! Par exemple : il y a de cela quelques jours, l’auteur d’une de ces stupéfiantes recettes, préconisait dans la liste des ingrédients l’utilisation d’un mètre d’eau. Oui, vous avez bien lu. Bien sûr, il s’agissait d’un litre.

 

En bref, mon job consiste à débusquer les incohérences, à réviser la syntaxe, la grammaire, l’orthographe et naturellement la pertinence des dosages et des temps de cuisson.

 

C’est assez routinier et parfois ennuyeux. Voilà pourquoi j’ai décidé de me venger en inventant le personnage abracadabrant de Tonton Macroûte et son improbable art culinaire.

 

PS : Pour les fans de mon feuilleton improvisé « Le bistrot », sachez que, si le temps me manque parfois, je ne les oublie pas et que je poursuis la narration des aventures picaresques de ce pauvre Georges.

 

Bénédiction sur vous tous. (avec cependant une petite réserve pour les dirigeants chinois).

 

 

 

 

publié dans : Billet d'humeur communauté : Diaspora Zorange
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Dimanche 6 avril 2008

Croustance de macroule lactescente sur son pot-pourri de pistillaire

 

Pour 4 personnes

Préparation 15 minutes

Cuisson 20 minutes

Repos 30 minutes

 

4 macroules

40 œils-de-perdrix

300 g de pistillaires

3 ovocytes

80 g de coagulation lactée

4 c. à soupe de brillantine à la noix

2 c. à soupe de vinaigre de xérès

1 c. à soupe de baies rosâtres

2 c. à café de cérumen de poulet

1 c. à café de concentré d’ypérite à l’ancienne

gasoil pour friture

sel et poivre

 

1 Ôtez les pédoncules des macroules puis décrassez celles-ci et cisaillez-les en rondelles de l’épaisseur d’une langue chargée. Salez ces dernières des 2 côtés et laissez-les dégorger 30 minutes sur la double page centrale d’un magazine masculin.

 

2 Taillez les oeils-de-perdrix en rondelles. Astiquez les pistillaires puis effeuillez-les avec une solide paire de tenailles. Râpez la coagulation lactée. Pulvérisez les baies rosâtres.

 

3 Concoctez une accointance vinaigrée avec l’ypérite, la brillantine à la noix, le vinaigre et le cérumen de poulet. Salez et poivrez. Épongez les rondelles de macroule avec du papier triple épaisseur parfum violette.

 

4 Fracassez les ovocytes dans une assiette creuse et battez-les comme plâtre à l’aide d’une matraque souple. Incorporez-y la coagulation lactée râpée et les baies rosâtres. Trempez-y une à une les rondelles de macroule et égouttez-les. 

 

5 Chauffez le gasoil pour friture dans un chaudron. Faites-y dorer les rondelles de macroule 4 minutes de chaque côté et réservez-les sur une serpillière.

 

6 Répartissez la croustance de macroule et les pistillaires dans les assiettes, parsemez d’oeil-de-perdrix et servez arrosé d’un filet d’accointance vinaigrée.

 

 

 

 

 

 

publié dans : Graphomanie borderline communauté : Diaspora Zorange
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Dimanche 6 avril 2008

Autour de moi, les murs du bistrot se dissolvent comme de la fumée de cigarette dans un courant d’air. Je suis seul dans un no man’s land caoutchouteux. J’esquisse quelques pas mais je manque perdre l’équilibre. L’effet est comparable à une course en sac sur un trampoline après quelques verres d’alcool. Je stoppe immédiatement toute tentative de progression. Douce illusion. C’est autour de moi que ça glisse. De plus en plus vite. Et un billet gratuit pour le grand huit. Une voix tonitruante me hurle à l’oreille que je bénéficierai d’un tour supplémentaire si j’attrape la queue du mickey. J’obtempère ! Wizz ! J’ai gagné. Et c’est reparti pour un tour avec cette sensation absurde d’être un étron qui vient de tirer la chasse sur sa propre destinée.

Les chutes du Niagara, bonhomme, ne feraient pas plus de boucan. Les tambours de guerre se remettent à retentir là-bas de l’autre côté du monde et j’ai l’impression que ma vie s’écoule le long de mes bras engourdis.

Quelque chose claque derrière ma nuque.

 

Black out ! Flash ! En alternance. Remise en route du moteur après quelques toussotements du démarreur. Un vent frais sur mon visage.

 

Le grand extérieur ressemble à un parking de supermarché un jour férié. Multipliez par 1000. Au loin, une enseigne illisible. De la réclame au milieu de ce désert de bitume ?

Ils ont tous disparu. Je me regarde, mes vêtements sont en lambeaux. Ils sont retournés à l’intérieur de mon moi profond. Pas mes fringues, mes autres moi-même. Et peut-être aussi quelques haillons enfouis dans mes chairs lacérées. Allez savoir.

Ça me fait tout drôle au milieu de la poitrine. Une gêne au niveau de mon cœur, comme une démangeaison glacée. Je regarde en prenant garde de ne pas refaire claquer ma nuque. C’est fluorescent dans la lumière crépusculaire et ça s’éteint comme un bout de chandelle. Je lève les yeux.

Le ciel est d’un bleu profond avec des milliards d’étoiles.

Je me débarrasse de mes loques. Je suis nu, mais ce n’est pas une gêne. Il fait chaud et il n’y a personne de toute façon.

Quelques choses me dit que je dois me mettre en marche. Encore.

Je me tourne dans toutes les directions. Derrière moi, il fait sombre, devant moi, l’aube semble poindre. Quelque chose scintille sur la ligne d’horizon incroyablement lointaine. Le jour va bientôt se lever.

Je suis passionné par l’astronomie. Je me suis toujours demandé la chose suivante : sur la lune, la ligne d’horizon est remarquablement proche, d’accord ! Mais qu’en est-il sur Jupiter qui est 1323 fois plus grande que la Terre.

Suis-je sur Jupiter ? Bien sûr que non. La pression ici est normale. Sur le sol jovien je serais aplati comme une méduse dans un moule à gaufre. Alors, où ?

J’en suis là de mes cogitations quand, dans le lointain, je perçois le hululement d’une sirène. (à suivre)

publié dans : feuilleton communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 5 avril 2008

En ce temps-là, vivait à Montmorence un enfant un peu spécial prénommé Sardanapale

publié dans : Texte intégral communauté : L'écriture dans tous ses états
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