Rémunération de l'auteur

Présentation

Rédacteur correcteur

Je suis rédacteur correcteur. Un peu comme un écrivain public en moins administratif. Je gagne ma vie en corrigeant et révisant des articles ou des manuscrits. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Je vous aide à écrire votre roman ou vos mémoires. Quel que soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous.


Ecrivain, correcteur-rédacteur indépendant pour les entreprises et les particuliers.
Identifiant SIRET 501 498 489 00027

Pour me contacter :  bruno.michard@orange.fr


A propos de l'auteur (cliquez ici)

 

 

 

 

www.meilleurduweb.com : Classement des meilleurs sites Web.

annuaire

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mercredi 23 avril 2008

Voici une chanson que je ne peux écouter sans une certaine émotion. La jeunesse des uns n'a parfois pas été aussi tranquille que celles des autres. Mais que d'aventures à se remémorer.

publié dans : Mes racines communauté : Diaspora Zorange
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 23 avril 2008

L’ambiance n’est pas au beau fixe, dans le bar. Le temps se gâte à la vitesse d’une tranche de foie de veau sur la plage arrière d’une voiture garée en plein soleil du Midi. J’ai comme de l’huile qui me coule entre les fesses. Si, avec les hurleurs, j’avais l’impression d’être la Joconde, sous le regard lourd de conséquences des consommateurs qui se rapproche lentement, il me semble avoir autant de chance de m’en sortir que la précédente tranche de foie de veau dans un banc de piranhas.

Il y a d’abord ce gros suiffeux en blouse grise surchargée de pin’s. Il sourit de toutes ses dents gâtées ; le sourire cruel et désinvolte d’un disciple de Diogène. Le tenant par le bras, une mégère au visage peinturluré l’exhorte à grand renfort de grossièretés à me jeter dehors sans autre forme de procès. Un autre plus hardi s’avance d’un pas, la main tendue vers moi comme la serre d’un charognard. Il bave et marmonne dans sa barbe clairsemée comme s’il mâchouillait des limaces. Par moment, sa langue sort de sa bouche édentée comme une murène de son antre. Il baragouine un galimatias d’où émergent parfois des mots français, russe ou italien. Sous sa chemise largement échancrée, j’aperçois une ignoble cicatrice violacée serpentant sur sa poitrine enfoncée par je ne sais quel accident. Et tout ce joli monde est à l’avenant. Quoique, de derrière le gros homme en blouse grise, une ravissante petite fille montre le bout de son nez. D’un coup d’épaule, elle s’extirpe de la foule compacte. Un sourire radieux illumine sa frimousse à la Shirley Temple. Je me rassure soudain. Ainsi, même la plus nauséabonde des cours des miracles peut engendrer une lueur de pureté. Son petit rire cristallin résonne dans ce silence poisseux comme le ruissellement des cloches-tubes sous la baguette du percussionniste. L’éclat virginal de ses yeux mauves me fait l’effet d’une caresse. La douceur incandescente qui s’en dégage me fait pourtant froid dans le dos. Une telle miséricorde est-elle possible. La tête inclinée sur l’épaule, elle roule une mèche de ses cheveux entre ses doigts d’albâtre. Son petit air songeur aurait attendri Hitler en personne. Les secondes s’égrainent tranquillement. Le silence est désormais d’une qualité exceptionnelle. J’entends derrière moi la respiration oppressée de Léon. Henri est immobile et livide comme une statue de sel. Les consommateurs se sont tuent. Dehors, les Desperadygmes gyrovagues attendent.

La petite fille lâche la main du gros homme. Elle croise les bras, me lance un petit clin d’œil mutin et plonge brusquement la main dans une poche de la blouse grise.

Le temps se fige. Je perçois le cliquetis d’un fusil qu’on arme. La petite fille brandit quelque chose de métallique et pesant dans sa menotte. Le gros suiffeux éclate de rire. La mégère crache par terre. Une détonation ! La tête de la petite fille explose, souillant la blouse du gros suiffeux d’un jet de liquide poisseux et blanchâtre. Le gros, lui s’effondre lentement, comme à regret, sa blouse ensanglantée s’étale autour de lui comme une corolle. La foule des consommateurs reflue vers la sortie dans un désordre indescriptible. Aveuglés par la panique, ces pauvres crétins foncent tête baissée vers les rangs des gyrovagues. Dehors, c’est l’hécatombe.

Henri souffle sur le canon de son arme. Léon donne un coup de sabot hargneux dans le corps disloqué de la fillette qui tressaute comme sous l’effet d’une puissante décharge électrique. Des filaments arrachés et à demi consumés sortent de son cou ravagé. Sa main serre encore un Desert Eagle .50. La jolie frimousse a roulé deux mètres plus loin et son adorable petite bouche tente encore de sourire.

— Saloperie de biosymbiote, rugit le moustachu.

Victime de violente nausées, je me plie en deux et je restitue ma bière. À l’extérieur, une rumeur inquiétante s’amplifie. Quelques moteurs se remettent en marchent dans un vrombissement de lucane géant. Je perçois des tronçonneuses qu’on lance, des perforateurs qu’on amorce. Sur la scène, un pauvre vieux type à genoux pleure doucement en serrant sa basse dans ses bras comme s’il s’agissait d’un enfant mort. Partout, ce qu’il reste de consommateurs tourne en tous sens comme des moutons alarmés. Dehors la voix caverneuse de clébard gueule dans son mégaphone que l’ultimatum touche à sa fin. Quel ultimatum ?

 

Henri m’attrape par le bras et m’entraîne vers une porte dérobée derrière le comptoir. Léon récupère un AK-47 et me lance d’un ton sinistre :

— Il est vraiment temps que nous allions aux toilettes !

Au même instant, un type fringué comme un détective des années 50, imper mastic et borsalino, nous rejoint. Il ressemble à Eddie Constantine et trimbale un énorme lapin en peluche.

— Je crois que vous aurez besoin de moi, dit-il en jetant son mégot. (à suivre)

publié dans : feuilleton communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mardi 22 avril 2008

Je devais avoir dix ans, à quelques mois près. J’étais chez ma grand-mère Catherine, ma mémé polonaise. Le temps sans doute devait être inclément car je me souviens m’être ennuyé ferme cet après-midi-là. Déjà pourvu d’une inextinguible curiosité, j’entrepris de fouiller et farfouiller cette maison qui sentait l’encaustique et l’eau de cologne. Dans la chambre du fond, il y avait un placard encombré de tout un attirail hétéroclite. J’en extirpai tout un bric-à-brac de bric et de broc, de linge, de revues et de journaux ; sans doute le chasseur français ou apparenté, des exemplaires périmés de l’almanach Vermot dont j’étais friand. En dessous, tout en dessous dans les tréfonds du placard, je découvris un carton. Un de ces cartons tout bêtes, ondulés et jaunâtres. Il renfermait plusieurs livres. La plupart ne m’inspirèrent rien de plus qu’une indifférence blasée. Deux autres attirèrent mon attention. Il s’agissait de deux romans de la Bibliothèque Rouge et Or. Le Lion et la Sorcière Blanche et Le Prince Caspian, d’un certain C.S. Lewis. Je n’ai su que bien plus tard la signification de ces mystérieuses initiales : Clive Staple. J’ai lu et relu c’est ouvrages. Ces deux titres figurent parmi les textes fondateurs de ma vie. Parvenu à l’âge adulte, je dévorai l’œuvre complète de C.S. Lewis : La Trilogie Cosmique, Un Visage Pour l’Eternité. Lorsque Narnia, le film, sortit en France, j’avais exactement cinquante ans. Cependant, si je vous dis que c’est un petit garçon de dix ans qui a acheté son ticket de cinéma, vous me croirez ?

publié dans : Mes racines communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 22 avril 2008

On me demande souvent d’où viennent mes idées et toutes les loufoqueries que je ponds à longueur de journée. J’aurais tendance à répondre : de partout et de nulle part. Mon subconscient enregistre une multitude d’informations, ça infuse quelques temps et ça surgit un beau matin comme une bulle à la surface de l’eau. Ça tient souvent en quelques mots jetés à la hâte sur un calepin. C’est ce que j’appelle le monstre. Charge à moi ensuite de l’étoffer un peu. Je viens de retrouver dans mes archives l’un de ces monstres. Je vous le délivre tel qu’il a été griffonné je ne sais quand. Dans quelques temps, je vous livrerai le texte achevé.

 

Bordeaux. Juillet 2057

 

La troisième division de chars Guépard immobilisé à 20 kilomètres de la ville.  

 

Lieutenant-colonel Fabrice Delorme, commandant en chef de la division. De retour d’Espagne.

 

Bordeaux occupée par les factions du djihad d’Azraël.

Pas de civils. Ceux qui n’ont pas fuit on été exécutés.

 

La mission du lieutenant-colonel Delorme, nettoyer le secteur dans un rayon de 15 kilomètres autour du centre-ville.

Le haut commandement n’a pas prévu de négociation.

 

L’officier de reconnaissance Gendron au rapport.

 

— D’après nos sources, ils ne sont que quelques centaines embusqués comme des rats dans la ville. Armés jusqu’aux dents quand même. Ils disposent de 450 robots de combat Destroyer 4e génération, de deux batteries de missiles Stinger et de l’appui des mutants transgéniques génois. Ils ont installé des barrières d’anti-matière sur tous les axes d’entrée de la ville. Je préconise l’utilisation des nucléaires.

 

Le lieutenant-colonel Delorme gardait le silence. Il prit ses jumelles à lumière courbe et inspecta l’horizon.

 

— La ville est en paix, dirait-on. Regardez. Un magnifique couché de soleil. Quelles sont nos chances de ne pas provoquer une réaction en chaîne à cause des barrières d’antimatière.

 

— Quasi nulle. Ils utilisent du matériel obsolète. En cas de réaction, les dégâts de dépasseraient pas un rayon de 50 kilomètres. Si nous utilisons les différés, nous avons le temps de nous éclipser avant le feu d’artifice.

 

Le lieutenant-colonel Delorme demanda :

— Avez-vous déjà aimé, capitaine ?

— Euh… oui, bien sûr.

Delorme regarda le capitaine Gendron avec un air amusé.

— Non je ne crois pas. Vous hésitez trop. – Il fit une pause. – Mon grand-père et ma grand-mère sont enterrés là-bas, dans cette ville. Ces deux-là se sont aimés comme vous ne pouvez pas imaginer. Elle est morte le 7 janvier 2034. Il s’est endormi pour ne jamais se réveiller 8 jours plus tard. Le temps d’organiser les obsèques et d’expédier les affaires courantes. Dans notre famille, leur amour est devenu une légende. Pour notre clan, cette ville est un sanctuaire.

— Je l’ignorais, répondit le capitaine Gendron.

— Attendez.

Delorme sortit de sa poche, un morceau de papier plié et jauni.

— Lorsqu’il lui faisait la cour, ma grand-mère se moquait de lui en lui disant qu’il était aussi romantique qu’une panzer division. Il lui a répondu dans cette lettre datée du 15 septembre 2007, que pour la rejoindre – à l’époque, ils ne vivaient pas encore ensemble – il stopperait sa panzer division au portes de Bordeaux et que par amour pour elle il entrerait sans armes dans la ville.

— Je ne comprends pas. Il n’y avait pas de guerre à l’époque.

— Vous êtes un âne. Et vous ne savez pas ce que veut dire le verbe aimer.

— Quels sont vos ordres, lieutenant-colonel ?

— Pas de nucléaires. Nous contournons la ville et remontons sur Poitiers. Que ces affreux du djihad d’Azraël se débrouillent avec leurs mutants. Pour ce que j’en sais, ils sont suffisamment instables pour se révolter sous peu.

— Mais…

— Rompez.

 

publié dans : Trucs et techniques communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 21 avril 2008

Je viens de découvrir par un hasard fortuit totalement imprévu (j’aime magner le pléonasme)
un peintre exceptionnel,
un artiste qui ne se moque pas du public en exhibant quelques barbouillages revêtus de rhétorique alambiquée.

 

Le monde de Michel Giliberti est inquiétant et fascinant à la fois.
Il peint une humanité intemporelle et fragile malgré la force qui se dégage de ses toiles.

 

Faites-moi plaisir, rendez-lui visite, vous ne serez pas déçus !

 

Le blog de Michel Giliberti

cliquez sur le lien.

publié dans : Coup de coeur communauté : Diaspora Zorange
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus