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Permettez-moi tout d'abord de vous faire un aveu. Je n’existe pas. Je suis un rédacteur fantôme, un ghost-writer, comme on dit en anglais. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Quelque soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous !

bruno.michard@orange.fr
 
 
 

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Mercredi 19 mars 2008

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Dame sur fond d'anarchie !

J'ai composé cette image avec Photoshop, qui est pour moi le top des logiciels de création graphique.

publié dans : Une création d'EnlumeriK communauté : Diaspora Zorange
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Mercredi 19 mars 2008

Le devoir et le travail m’appelle à grands bruits cette semaine. C’est pourquoi, j’ai très peu de temps pour pondre d’autres épisodes du feuilleton « Le bistrot ». Pour vous faire patienter, permettez-moi de vous soumettre ce texte totalement délirant écrit il y a un an ou deux.

 

singe.jpgLa théorie du Singe glabre, ou obsession tabagique, déjà entrevue par Philémon Lefiltre et Bartholomé Gueulesèche au début du XXe siècle, a été clairement définie à partir des années 1990 par de nombreux charlatans, imposteurs, pédants pédiatres et autres médicastres. En tant que tel, je suis le dernier en date à m’être penché sur ce problème au risque de basculer dans le cul de basse-fosse de l’hérésie médicalement assistée.

Pour commencer, sachez qu’on appelle obsessions tabagiques du singe glabre une succession de prodiges alambiqués et incompréhensibles, dépendant de plusieurs substances suspectes et goudronnées, caractérisés par une excessive émotivité aux conditions initialisées par les volutes d’une fumée de cigarette, ou la trajectoire d'un mégot propulsé par la vitre ouverte d’une automobile désastreusement pilotée par un singe rasé de trop près : le singe glabre. Lequel singe glabre, non content de s’intoxiquer les bronches sous le prétexte fallacieux que la vie est courte et qu’il faut l’écourter davantage, fichera le feu à la moitié de l’écosystème, écourtant du même coup la vie de toute une partie de la population sylvestre, gentils écureuils, petits lapins et autres bambis.

Sans éprouver le moindre remords, il défilera quelques semaines plus tard avec des écologistes vitupérants pour sauver l’Amazonie, ce légendaire poumon vert de la planète, que la moitié d’entre eux sans doute ne sauraient localiser sur un planisphère. Il braillera que le responsable est le grand capitalisme, cette pieuvre infâme qu’il alimente constamment de bel et bon argent en payant de plus en plus cher les cigarettes qui l’enverront défiler silencieusement au cimetière de son quartier, les poumons déjà verts de moisissure bien avant le décès officiel ; avec le tampon dûment apposé sur le formulaire de l’administration concerné.

Les seules fois où le singe glabre acceptera de limiter sensiblement sa consommation de tabac, ce sera pour consommer du cannabis. Auquel cas, il financera les organisations mafieuses tout en proclamant que ce monde est gangrené par la corruption.

 

Ces marottes ne sont pas spécifiques à l’état de déchéance mentale du singe glabre, ni modélisées par la méthode dite du présentoir ni encore par les lois holistiques de la fanfare municipale ; pourtant, elles ne sont pas nécessairement problématiques, loin s’en faut. Relevant du seul calcul des vraisemblances, ces invraisemblables marottes sont liées au tabagisme.

 

En effet, le singe glabre, non content de piloter son engin climatisé à quatre roues motrices avec autant d’aisance qu’une girafe une brouette, se révèle totalement inconscient du risque qu’il fait prendre à ses concitoyens ainsi qu’à lui-même. Non content — toujours, car ce type n’est décidément jamais content — d’en rajouter une couche en consumant ce que le neveu de ma tante appelle communément des clous de cercueil, il empoisonne la couche d’ozone en mettant gravement le pied sur la pédale d’accélérateur comme vous mettriez le vôtre dans ce genre de chose sur laquelle on marche par mégarde devant le célèbre bar « au chien qui fume ». Est-il besoin de préciser que lors de ce déplorable enseignement, car s’en est un, le singe glabre ne mérite ni plus ni moins que le terme de bâtard. Le chien qui fume a encore de beaux jours devant lui.

publié dans : Graphomanie borderline communauté : Diaspora Zorange
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