Dimanche 6 avril 2008
Croustance de macroule lactescente sur son pot-pourri de pistillaire
Pour 4 personnes
Préparation 15 minutes
Cuisson 20 minutes
Repos 30 minutes
4 macroules
40 œils-de-perdrix
300 g de pistillaires
3 ovocytes
80 g de coagulation lactée
4 c. à soupe de brillantine à la noix
2 c. à soupe de vinaigre de xérès
1 c. à soupe de baies rosâtres
2 c. à café de cérumen de poulet
1 c. à café de concentré d’ypérite à l’ancienne
gasoil pour friture
sel et poivre
1 Ôtez les pédoncules des macroules puis décrassez celles-ci et cisaillez-les en rondelles de l’épaisseur d’une langue chargée. Salez ces dernières des 2 côtés et laissez-les dégorger 30 minutes sur la double page centrale d’un magazine masculin.
2 Taillez les oeils-de-perdrix en rondelles. Astiquez les pistillaires puis effeuillez-les avec une solide paire de tenailles. Râpez la coagulation lactée. Pulvérisez les baies rosâtres.
3 Concoctez une accointance vinaigrée avec l’ypérite, la brillantine à la noix, le vinaigre et le cérumen de poulet. Salez et poivrez. Épongez les rondelles de macroule avec du papier triple épaisseur parfum violette.
4 Fracassez les ovocytes dans une assiette creuse et battez-les comme plâtre à l’aide d’une matraque souple. Incorporez-y la coagulation lactée râpée et les baies rosâtres. Trempez-y une à une les rondelles de macroule et égouttez-les.
5 Chauffez le gasoil pour friture dans un chaudron. Faites-y dorer les rondelles de macroule 4 minutes de chaque côté et réservez-les sur une serpillière.
6 Répartissez la croustance de macroule et les pistillaires dans les assiettes, parsemez d’oeil-de-perdrix et servez arrosé d’un filet d’accointance vinaigrée.
publié dans :
Graphomanie borderline
communauté :
Diaspora Zorange
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Autour de moi, les murs du bistrot se dissolvent comme de la fumée de cigarette
dans un courant d’air. Je suis seul dans un no man’s land caoutchouteux. J’esquisse quelques pas mais je manque perdre l’équilibre. L’effet est comparable à une course en sac sur un trampoline
après quelques verres d’alcool. Je stoppe immédiatement toute tentative de progression. Douce illusion. C’est autour de moi que ça glisse. De plus en plus vite. Et un billet gratuit pour le
grand huit. Une voix tonitruante me hurle à l’oreille que je bénéficierai d’un tour supplémentaire si j’attrape la queue du mickey. J’obtempère ! Wizz ! J’ai gagné. Et c’est reparti
pour un tour avec cette sensation absurde d’être un étron qui vient de tirer la chasse sur sa propre destinée.