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Permettez-moi tout d'abord de vous faire un aveu. Je n’existe pas. Je suis un rédacteur fantôme, un ghost-writer, comme on dit en anglais. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Quelque soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous !

bruno.michard@orange.fr
 
 
 

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Samedi 19 janvier 2008

 

Souvent, lorsque nous rédigeons un texte, nous avons la tentation d'étaler notre science. Permettez-moi d'étaler la mienne pour vous montrer ce qu'il ne faut surtout pas faire. ( Demain, je publierai la traduction de ce texte en français non psychopathe )



Cet acrostole s’avérait une fulguration esthétique. Une glyptothèque dédicacée aux lypémanies contemplatives les plus architectoniques. Myrthale expertisa l’atterrage à son adéquate véridicité. 
En cette conjoncture, ma vigilance n’en fut pas désorbitée, mais je m’avisai que ma dulcinée proclamait une factualité candide et terriblement affriolante. À proximité, un trio de protagonistes comminatoires édictait une imperceptible césure. Je ne réussis pas à diagnostiquer leurs manigances, mais la configuration de leur particularisme prônait la cautèle.
Au méandre d’un hiératique narthex, j’appréhendai un encorbellement ; comme une disharmonie dans l’eurythmie cénobitique du périmètre. On y accédait par un inextricable escadrin. Après avoir achoppé plusieurs fois sur les degrés mucilagineux et asymétriques, nous parvînmes enfin sur le replat. Un balustre ductile nous prémunissait d’un prolapsus plénier. Une méridienne nous induisait à l’ataraxie. Nous nous y prélassâmes avec délectation. 
Myrthale m’investiguait bizarrement. D’un timbre guttural, elle accrédita ce que je décryptais dans sa prunelle. Une appétence libidineuse la submergeait incontinent.
Cette abrupte volte-face me laissa dubitatif. J’avais enduré les tourments de la géhenne à la dissolution de notre hyménée. Nonobstant ma circonspection, je souscrivais pourtant à cette irremplaçable occurrence. 
Myrthale se fit prégnante. Ses mignotises devinrent plus intrusives. Ma vergogne intrinsèque se cabrait, ma concupiscence s’exacerbait mais je réalisai soudain que nous étions circonscrits par une kyrielle de villégiaturistes. 
L’inquiétant triumvirat nous avait rejoint. Ils nous scrutaient avec instance. Malgré l’aperception d’une investigation plausible, j’acquiesçai. Myrthale, in naturalibus, se consumait d’une orgasmique incandescence. Je ne l’avais jamais augurée d’une telle complexion. 
Afin de nous observer, le trio Reisner s’implémenta sur des caquetoires. Myrthale biffa son penty et s’ébattit sur moi. D’une dextre trémulante, elle déboucla ma bauquière et me dégrafa l’aiguillette. Mon cœur m’étrillait le bréchet, mais, malgré mon désir, je n’affermissais pas mon ithyphalle.
— Voilà donc le rejaillissement de mon étreinte sur ta libido, me stigmatisa-t-elle. 
Quelle objection pouvais-je opposer. Réédifiant l’agencement de mon appareil, j’attribuai l’ankylose à cette pénurie d’intimité dans laquelle nous nous enferrions. J’envisageai d’obreptices accordailles.
Sa pupille se fit adamantine. Elle maugréa en accommodant sa vêture que si je n’éprouvais qu’abjection pour elle, il valait mieux briser là.
Avec des voix de douzil à carder les tympans, les trois zygomars gringottèrent alors des cantilènes probablement affurées dans d’effervescents anaglyphes. J’apothéosai l’empyrée de ne pas posséder un browning. Il est probable que j’aurais causé une hécatombe avec, comme prémisses, l’éradication par désintégration cérébrale de cette ubuesque trinité. Au lieu de ça, je ne pus que regarder Myrthale collationner ses nippes et s’en aller la hure insérée dans les éclanches, comme victime d’une mortifère opprobre.

 

Solution


publié dans : Graphomanie borderline
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