Présentation

Rémunération de l'auteur

Me contacter

Permettez-moi tout d'abord de vous faire un aveu. Je n’existe pas. Je suis un rédacteur fantôme, un ghost-writer, comme on dit en anglais. Je mets ma technique au service de vos écrits, de vos idées. Quelque soit mon niveau d’intervention, vous demeurez le créateur, le décideur de tout ce que vous souhaitez exprimer. Vous composez la chanson, je veille à ce que l’arrangement soit bon. Vous construisez une maison, votre roman par exemple, j’en contrôle l’équilibre et la pertinence. Au besoin, je suggère une petite finition çà et là mais en définitive, le boss, c’est vous !

bruno.michard@orange.fr
 
 
 

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Janvier 2009
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Lundi 3 mars 2008

 

klimt_medicinel_detail.jpg— Je m’appelle Georges Lebrac. Robert Jansen est… était ? mon ami depuis le lycée. C’est lui qui m’avait surnommé Jobrac. Aujourd’hui, je crois bien que c’est le seul à m’appeler encore comme ça.

Après le lycée, nous avions choisi la même filière. La biologie. Diplôme en main, nous avons affûté nos armes dans différents laboratoires d’analyse de la région parisienne. Un jour, Dieu sait pourquoi, nous avons décidé de nous installer à Montauban.

Vous vous souvenez de cette réplique culte de Lino Ventura dans Les tontons flingueurs : « On ne devrait jamais quitter Montauban ! » ? Moi, je dis : « On ne devrait jamais y mettre les pieds ! »

Nous avons ouvert le labo en janvier 96. J’ai rencontré Gisèle en mars de la même année. En avril, les festivités ont commencé. Cette fille, c’était une garce. Amazone de clubs échangistes, manipulatrice distinguée, la seule chose qu’elle a aimé dans sa vie a sans doute été son cul en feu. Si vous me pardonnez l’expression.

Mais moi, pauvre Jobrac, j’étais amoureux fou. Tout à fait aveuglé par la passion qui me liait à elle par un sentiment similaire à celui d’un toxicomane pour sa dope. Elle était mon héroïne ! Au propre comme au figuré.

À chacune de ses esbroufes, à chacune de ses tocades, je tentais de me consoler comme je pouvais ; par des pensées magiques, en me confiant à un dieu providentiel ou en me noyant dans un verre sans fond. Resservez-moi un coup de ce chouchen.

 

Léon obtempéra. Je séchai le verre et repris ma litanie. (à suivre)

publié dans : feuilleton communauté : Diaspora Zorange
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Retour à l'accueil
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus